Grandes dates de notre Histoire: 2 décembre 1805 - Bataille d'Austerlitz

Grandes dates de notre Histoire: 2 décembre 1805 - Bataille d'Austerlitz

Vous ne l'avez peut-être pas remarqué mais aujourd'hui c'est le bicentenaire de la bataille d'Austerlitz, une des victoires les plus célèbres de Napoléon et de notre Nation. Si j'en parle spécialement aujourd'hui c'est que la commémoration (sans faste) a été boudée par tous nos gouvernants. Ils en aurait honte! Pourtant on a pas honte d'envoyer notre porte-avion participer à la commémoration de la bataille de Trafalgar! C'est vrai qu'être fier de la France aujourd'hui n'est pas très bien vu et c'est triste! On tente de réduire Napoléon à un esclavagiste, à un Hitler avant l'heure, etc. c'est trop facile de dire ça! Un peu d'études historiques ne ferait pas de mal!


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La bataille d'Austerlitz dite aussi "bataille des trois empereurs" eut lieu le 2 décembre 1805 soit un an jour pour jour après le sacre de Napoléon. Elle met un terme à la campagne d'Autriche contre les Austro-Russes, membres de la troisième coalition. La décision de la campagne fut prise à Boulogne : l'empereur des Français s'apercevant qu'il ne pouvait envahir l'Angleterre par la mer, décida de frapper les autres membres de la coalition sur terre.

Après plusieurs victoires (dont Ulm et l'occupation de Vienne), Napoléon cherchait la bataille décisive depuis quelques jours, alors que les Austro-Russes s'y refusaient, Kutusov attendant l'arrivée d'un corps d'armée en renfort. Ayant reconnu le terrain à la fin de novembre, Napoléon manoeuvra afin de se laisser couper de la route de Vienne par les forces adverses. Se sentant en position de force, celles-ci acceptèrent le combat, sur le plateau de Pratzen, que Napoléon occupait le 30 novembre. Lorsque les Austro-Russes approchèrent, il abandonna cette position dominante à ses ennemis.

Au matin du 2 décembre, les Autrichiens occupaient le plateau de Pratzen, orienté Nord-Sud, avec deux corps d'armée, l'un formant le centre du dispositif des coalisés, et l'autre l'aile gauche. Les Russes formaient l'aile droite. Face à eux, séparés par un ruisseau qui coulait au pied du plateau, se trouvaient deux corps français seulement, placés en face du centre et de l'aile droite ennemis : l'aile droite française, commandée par Davout, était encore en chemin le matin de la bataille. Les premiers éléments arrivèrent une heure avant le lever du soleil.

Voyant l'aile droite française dégarnie, François II fit faire mouvement vers le sud à ses deux corps, pour envelopper l'armée française par un mouvement tournant. Le corps incomplet de Davout eut à soutenir le choc de ce mouvement. Quand le mouvement autrichien fut suffisamment engagé, Napoléon fit attaquer son centre, commandé par Soult, qui escalada le plateau et tomba sur le flanc du corps autrichien en mouvement. Il provoqua une débandade, qui finit dans un lac gelé au Sud, et coupa les soldats autrichiens des Russes, que Kutusov fit reculer en bon ordre afin de les préserver.

Napoléon utilisa une manoeuvre inhabituelle car lorsque les forces de Kutusov attaquèrent, il n'accorda à son flanc droit que le minimum de renforts pour résister permettant d'envoyer 17 000 hommes charger le centre adverse. Ce dernier, après une violente fusillade, fut mis en déroute, ce qui sépara l'armée alliée qui recula rapidement.

Cette bataille entre dans la légende de la stratégie et de la communication militaire. À son issue, l'Empereur proclame son plus célèbre discours.

50 drapeaux, enlevés à l'ennemi allèrent orner la voûte de l'église Saint-Louis-des-Invalides à Paris et le bronze de 180 canons russes ou autrichiens servit à l'édification de la colonne Vendôme.

Le poste de commandement de Napoléon se trouvait sur une petite éminence qui domine les plaines alentour. Une table d'orientation représentant la disposition des différentes armées y a été installée, sous un bouquet d'arbres. Les quelques dizaines de mètres carrés alentours appartiennent aujourd'hui à la France!

La victoire française fut suivie du traité de Presbourg (aujourd'hui Bratislava, capitale de la Slovaquie), qui marqua la fin de la troisième coalition, consacra la fin du Saint Empire romain germanique et reconnut la souveraineté de la France sur l'Italie. Si cette date est si importante dans notre Histoire, c'est que si nous avions perdu, tous les acquis de la Révolution de 1789 partait en fumée, contrairement aux désastres de 1814-1815 qui furent paradoxalement suivi d'un compromis de Louis XVIII à propos de ces acquis, qui laissait la place à son héritage.

# Posté le vendredi 02 décembre 2005 09:24

Modifié le lundi 15 juin 2009 15:21

Autres lieux de mémoire de la République: les Monuments aux Morts

Autres lieux de mémoire de la République: les Monuments aux Morts
Il est important de se rappeler de ceux qui ont sacrifiés leur vie pour nous, pour la France, pour la liberté. Ils nous ont offert leur vie, on leur doit au minimum notre respect et notre reconnaissance! Il ne faut surtout pas les oublier!


Historique:



La grande guerre 14-18 a laissé de lourdes traces en France.
Cette guerre a mobilisé 8 millions d'hommes dont 5 millions ont combattu. 1,5 millions de ces hommes sont morts (27 % des effectifs engagés), soit 10,5 % de la population active masculine, sans compter les 3,4 millions de blessés et mutilés.
Pour se souvenir de leurs compagnons tombés dans les terribles tranchées de la Somme ou de l'Argonne, ceux qui sont revenus vont être à l'origine d'un formidable engouement pour la mémoire des morts, pour se souvenir de ceux qui sont morts pour la France. Les communes vont alors élever des stèles, apposer des plaques, ériger des obélisques pour rendre hommage à ces hommes morts pour la France.



Ainsi, plus de 30 000 monuments aux morts furent érigés en France entre 1918 et 1926.



Sur ces monuments ont été gravés les morts originaires de la Commune, pendant la première guerre mondiale.
Mais bien souvent, ceux de la Seconde Guerre Mondiale y ont été ajoutés, voire ceux des guerres de "colonie" (Indochine, Viêt-Nam, Algérie, ...) Les dates précises du décès sont rarement mentionnées, on n'y trouve bien souvent que les années.


Photo: Monument aux morts d'Amiens

# Posté le samedi 26 novembre 2005 10:41

Modifié le samedi 23 juin 2007 14:56

Lieu de mémoire de la République: le Panthéon

 Lieu de mémoire de la République: le Panthéon
« Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. »



Le Panthéon de Paris est le monument où reposent les cendres des grands hommes de la Nation Française.



Historique:

La Constituante décida, en 1790, d'affecter l'église Sainte-Geneviève de Paris à une nécropole des Grands Hommes capables, par leur vertu réelle ou supposée, d'édifier le peuple et ses nouveaux maîtres.
Le premier a y être enseveli est Mirabeau, pas pour longtemps d'ailleurs car trois ans plus tard il est réinhumé ailleurs.
Peu après, les dépouilles de Voltaire et Rousseau prennent place sous le vaste dôme. Elles y reposent toujours.


En 1791, la Constituante chargea Antoine Quatremère de Quincy d'effacer tous les attributs religieux et de murer 38 des 47 fenêtres pour accentuer l' "effet sépulcral" : on en voit les traces de l'extérieur. Disparurent également les deux clochers du chevet et le lanternon du dôme. En effet, dès l'entrée, on remarque que les murs sont aveugles ; l'intérieur est éclairé artificiellement et par quelques fenêtres situées dans la partie supérieure.


Le XIXe siècle ne cessa d'hésiter entre la vocation civique (Louis-Philippe) et la vocation religieuse (les deux Empires) : en 1806, Napoléon rend la nef à la religion et elle redevient l'église Sainte-Geneviève; la crypte reste le sanctuaire des dignitaires de l'Empire.
De 1831 à 1852 c'est de nouveau le Panthéon, puis encore l' église Sainte-Geneviève.
En 1885, les funérailles de Victor Hugo établissent définitivement le Panthéon comme mausolée.
Toutefois, ces changements successifs n'ont pas remédié à l'appauvrissement que lui imposa la Révolution, lui conférant un aspect oppressant.


Depuis plus d'un siècle il accueille à un rythme aléatoire les hommes illustres, en premier lieu les politiques tels que le président assassiné Sadi Carnot, l'ardent républicain Léon Gambetta, l'ex-ministre des affaires étrangères Marcellin Berthelot, le tribun socialiste Jean Jaurès, le résistant Jean Moulin et l'un des pères de l'Europe, Jean Monnet.
Le monde scientifique lui a fourni le mathématicien Condorcet, l'inventeur de l'alphabet pour aveugle Louis Braille, et le pris Nobel Pierre Curie.
Les Lettres sont aussi représentées par André Malraux, Victor Hugo, Voltaire, Rousseau et Emile Zola. Le transfert des cendres de ce dernier avait suscité de vives tensions. Un journaliste d'extrême droite avait tiré deux balles sur Alfred Dreyfus. Il faut maintenant y ajouter, en cette fin 2002, Alexandre Dumas.
Au point de vue femme, seules deux femmes ont eut droit à cet honneur:
la femme de Marcellin Berthelot (uniquement en qualité d'épouse) et la physicienne Marie Curie.

# Posté le samedi 26 novembre 2005 10:10

Modifié le samedi 23 juin 2007 14:56

Autre symbole national: le Coq

Autre symbole national: le Coq
Le coq apparaît dès l'Antiquité sur des monnaies gauloises. Il devient symbole de la Gaule et des Gaulois à la suite d'un jeu de mots, le terme latin " gallus " signifiant à la fois coq et gaulois.

Disparu au haut Moyen-Age, on le retrouve en Allemagne dès le XIVème siècle pour évoquer la France. A partir du XVIème siècle, le Roi de France est parfois accompagné de cet oiseau sur les gravures, monnaies, etc.

La Révolution française en a fait un plus large usage. On le trouve notamment représenté sur des assiettes et sur le sceau du Directoire. Proposé comme emblème à Napoléon Ier par une commission de conseillers d'Etat, il fut refusé pour la raison suivante : " le coq n'a point de force, il ne peut être l'image d'un empire tel que la France ".

A partir de 1830, il est à nouveau très apprécié. Par une ordonnance du 30 juillet 1830, le coq gaulois doit figurer sur les boutons d'habit et doit surmonter les drapeaux de la garde nationale.

Naturellement dédaigné par Napoléon III, il devient un symbole quasi officiel sous la IIIème République : la grille du parc du Palais de l'Elysée construite à la fin du XIXème siècle est ornée d'un coq et la pièce d'or frappée en 1899 également.

Si la République française lui préfère aujourd'hui le symbole de la Marianne, il figure toutefois sur le sceau de l'Etat, qui est celui de la Seconde République : la liberté assise tient un gouvernail sur lequel est représenté le coq. Il est surtout utilisé à l'étranger pour évoquer la France, notamment comme emblème sportif.

# Posté le mercredi 23 novembre 2005 20:04

Modifié le samedi 23 juin 2007 14:56

Les institutions relevant de notre Constitution

 Les institutions relevant de notre Constitution

La Constitution du 4 octobre 1958 régit le fonctionnement des institutions de la Ve République. Elle a été révisée à plusieurs reprises : élection du président de la République au suffrage universel direct (1962), introduction d'un nouveau titre relatif à la responsabilité pénale des membres du gouvernement (1993), instauration d'une session unique du Parlement et extension du champ du référendum (1995), réduction de sept à cinq ans de la durée du mandat présidentiel (2000).



1) Un exécutif partagé : Président et Premier ministre


La Constitution de 1958 fait du chef de l'État la clef de voûte des institutions. Il est le garant de leur bon fonctionnement. Chef des armées, responsable de l'indépendance nationale, il dispose de pouvoirs exceptionnels en période de crise grave. Il peut soumettre à référendum certains projets de loi et dissoudre l'Assemblée nationale. La pratique lui a conféré un rôle premier dans la définition des orientations de la politique étrangère.
Le chef de l'État nomme le Premier ministre ainsi que, sur proposition de celui-ci, les membres du gouvernement.
Il préside le Conseil des ministres.

Le Premier ministre, responsable de la défense nationale et chargé de l'exécution des lois, dirige l'action du gouvernement. Le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l'administration et de la force armée. Sa responsabilité peut être engagée devant le Parlement.

Le chef de l'État tire sa légitimité directement du peuple français. Le chef du gouvernement la tient d'une majorité parlementaire. En cas de cohabitation, le président de la République et le Premier ministre sont issus de majorités différentes.



2) Un Parlement à deux Chambres


Avec un Parlement à deux Chambres, la France dispose d'un système bicaméral qui joue son rôle dans le jeu démocratique. Les deux assemblées permettent en effet que s'expriment amplement clivages politiques et débats d'idées.

L'Assemblée nationale est élue pour cinq ans, au suffrage universel direct, au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Le Sénat, élu pour six ans au suffrage universel indirect, ne peut être dissout, contrairement à l'Assemblée. Les sénateurs sont renouvelés par tiers tous les trois ans.



3) Le Conseil constitutionnel


Cette institution est l'une des innovations majeures de la Ve République. Ses neuf membres sont nommés pour neuf ans non renouvelables. Trois, dont le président, le sont par le chef de l'État, les six autres le sont pour moitié par les présidents des deux chambres parlementaires. Initialement chargé de veiller à la répartition des compétences entre le Parlement et le Gouvernement, le Conseil constitutionnel a progressivement vu son rôle évoluer.
Il a de plus en plus été amené à se prononcer sur la constitutionnalité des lois, se posant ainsi en protecteur des libertés fondamentales.

La Constitution a par ailleurs fait l'objet d'un certain nombre de révisions afin de l'adapter aux exigences de l'État de droit et à l'impératif européen.

# Posté le mercredi 23 novembre 2005 19:58

Modifié le samedi 23 juin 2007 14:56